Envie d’évasion et de dépaysement ? Envie de faire un voyage unique en son genre ? Vous découvrirez dans ce guide toutes les informations nécessaires pour préparer votre voyage le long du Transsibérien notamment : pourquoi faire le Transsibérien, à quelle saison partir, comment obtenir un visa russe, comment réserver vos billets d’avion pour rejoindre la Russie et vos billets de train une fois sur place, quels endroits visiter et bien d’autres choses encore.
Cet article a été écrit par Martin, qui a voyagé en train en Russie pendant un mois (du 26 juillet au 24 août 2017) de Saint-Pétersbourg à Vladivostok.
[Informations exactes au 26 septembre 2017]
I. Pourquoi faire le Transsibérien ?
Malgré son immensité, sa culture et sa riche histoire, la Russie demeure un pays relativement méconnu. Pourtant, ce pays regorge de choses intéressantes à découvrir. Lors de votre voyage, vous pourrez découvrir des trésors d’architecture, notamment la cathédrale Saint-Basile le Bienheureux ou la Place Rouge. À Moscou, vous pourrez déguster du caviar dans un bar à caviar. Vous pourrez admirer de magnifiques villes comme Souzdal, réputée pour son Kremlin et ses églises orthodoxes, et même des monastères bouddhistes en Bouriatie.
Avez-vous déjà visité un cimetière de mafieux ? Si non, vous pourrez en visiter un à Ekaterinbourg. Vous pourrez également admirer le lac Baïkal, un immense lac de 600 km de long qui est accessoirement le lac le plus vieux et le plus profond (1 600 mètres) du monde. Un lac tellement pur qu’il est potable ! On dit que se baigner dans ses eaux augmente de 10 ans son espérance de vie… Bref, les choses à visiter ne manquent pas en Russie.
Le Transsibérien n’est pas seulement un moyen de transport. C’est un style de vie. À bord du train, vous pourrez admirer les immenses forêts de Sibérie, apprendre le Russe ou encore prendre le temps de réfléchir et de profiter de la vie — un luxe si rare dans nos sociétés contemporaines où tout va de plus en plus vite. Bref, le Transsibérien est le voyage d’une vie.
II. Comment obtenir un visa pour la Russie ?
Les Français ont besoin d’un visa pour pouvoir visiter la Russie. Le visa touristique offre une durée de séjour maximale de 30 jours. Il existe deux moyens de se procurer un visa :
1) Par vos propres moyens :demander un visa directement auprès de l’ambassade russe est économique (comptez 61€ le visa). Mais obtenir un visa russe n’est pas facile. Pour cela, vous devez justifier d’un itinéraire (avec billets de train et réservation de chambre d’hôtel). Vous devrez également vous procurer une lettre d’invitation (aussi appelée voucher). Pour obtenir un voucher, vous devrez effectuer une demande auprès d’un des hôtels où vous comptez séjourner.
2) Par une agence : obtenir un visa en passant par une agence coûte plus cher, mais vous simplifie la vie. Pas besoin de vous déplacer jusqu’à l’ambassade. Pas besoin de trouver un hôtel prêt à vous envoyer un voucher. Pas besoin d’acheter les billets de train à l’avance. Tout ce dont vous avez besoin, c’est de fournir un itinéraire prévisionnel ainsi que le dossier demandé par l’agence, qui s’occupera ensuite des démarches nécessaires pour vous permettre d’obtenir votre visa. À titre personnel, je suis passé par l’agence Action-visas pour obtenir deux visas russes. Le prix : 400€ pour deux personnes.
III. Préparer son voyage
Quand partir ?
La Russie est le deuxième pays le plus froid du monde (après le Canada). Le climat est majoritairement continental, avec de fortes variations de température entre les saisons. À Moscou, il fait entre -10°C et -5°C en moyenne en hiver et entre 15°C et 25°C en été. En Sibérie, les différences saisonnières sont encore plus marquées. À Irkoutsk par exemple, il fait généralement entre -30°C et -10°C en hiver (avec des records de froid pouvant descendre jusque -50°C) contre 15 à 25°C en été, avec des pics de chaleur pouvant aller jusqu’à +35°C. Les meilleurs moments de l’année pour partir :
• Juillet – Août : ce sont les mois de l’année où les températures sont les plus clémentes. Il peut faire frais la nuit (emportez une doudoune dans votre valise au cas où), mais en journée, les températures sont agréables.
• Deuxième quinzaine de juin : Il y a moins de touristes qu’en juillet, les températures sont agréables et c’est le moment de l’année idéal pour profiter des nuits blanches à Saint-Pétersbourg — une période de l’année où le soleil descend tellement peu sous l’horizon qu’il ne fait jamais vraiment nuit…
• Première quinzaine de septembre : les températures sont un peu plus fraîches qu’en août (il peut faire très froid la nuit), mais demeurent agréables en journée. Il y a moins de touristes qu’en août. C’est une bonne saison pour voyager si vous n’avez pas la contrainte des vacances scolaires.
• En hiver : les températures sont glaciales, mais supportables (selon les Russes qu’on a rencontrés) dès lors que vous disposez d’habits suffisamment chauds. En hiver, vous ne ferez certes pas de longues randonnées dehors. Mais voir les églises orthodoxes recouvertes d’un manteau neigeux ou admirer le lac Baïkal complètement gelé est une autre façon de voyager qui peut s’avérer très intéressante.
Comment acheter un billet d’avion ?
Pour trouver un billet d’avion pas cher pour la Russie, le mieux est d’utiliser Skyscanner. À titre personnel, cela m’a permis de trouver un billet d’avion de dernière minute pas trop cher pour aller de Paris à Saint-Pétersbourg (j’ai payé 460€ pour deux aller/simple, supplément bagage inclus, avec Air Baltic).
Mon deuxième conseil : soyez flexibles. Au départ, je souhaitais revenir de Russie en effectuant le vol Vladivostok — Paris le 26 août, mais cela coûtait 1 050€ pour deux personnes ! En utilisant l’option « Mois le moins cher », j’ai constaté que je pouvais économiser 100€ en revenant le 24 août plutôt que le 26. Enfin, en variant les villes d’arrivée, j’ai identifié un vol « Vladivostok — Bruxelles » le 24 août pour 760€.
Certes, atterrir à Bruxelles plutôt qu’à Paris nous a fait perdre 4 heures (le temps du trajet Bruxelles — Paris effectué en bus). Mais même en prenant en compte le prix du billet de bus (40€ les deux billets), j’ai économisé plus de 200€ par rapport au prix initialement constaté.
Comment réserver une nuit d’hôtel ?
Si Airbnb se développe en Russie, à titre personnel, je n’ai dormi qu’en hôtel. En effet, en Russie, il est parfois nécessaire de s’enregistrer auprès des autorités compétentes (source), une formalité chronophage et pénible si vous ne parlez pas russe. En dormant à l’hôtel, vous n’avez pas à vous en occuper (c’est l’hôtel qui s’en charge). Attention : certains hôtels bon marché ne font pas cette démarche ou vous demanderont un supplément pour l’enregistrement.
Pour réserver un hôtel pas cher, vous pouvez utiliser Ostrovok (le leader russe de la réservation hôtelière) ou Skyscanner Hôtels.
IV. Tout savoir sur le Transsibérien
Quel est le prix du Transsibérien ?
Beaucoup de gens imaginent que le Transsibérien coûte cher. C’est vrai et faux. Si vous voyagez en première classe en réservant vos billets par l’intermédiaire d’une agence de voyages, le trajet en train peut coûter extrêmement cher. En revanche, si vous voyagez en seconde ou en troisième classe et réservez directement vos billets auprès de la RZD (la SNCF russe), les prix sont très raisonnables.
À titre personnel, j’ai voyagé de Saint-Pétersbourg à Vladivostok en faisant sept arrêts, et en voyageant principalement en seconde classe. Les huit billets de train m’ont coûté l’équivalent de 408€. Un prix raisonnable compte tenu de la longueur (près de 10 000km) du trajet.
Comment acheter un billet de train
Voici les 2 moyens les plus simples et les moins chers pour acheter vos billets de train
Site n°1 : Rzd.ru
C’est le site de la compagnie nationale de chemin de fer russe. Le site dispose d’une version anglophone, et vous permet d’acheter vos billets de train en ligne. La majorité des billets sont disponibles au format numérique, vérifiez que l’icône « ЭР » apparaît à côté du numéro de votre train. Une fois que vous aurez acheté votre billet, il vous suffit de télécharger le billet de train (au format PDF) sur votre smartphone et de montrer le QR code à l’agent de la RZD pour monter à bord du train. Vous pouvez aussi imprimer votre billet, mais cela n’est pas nécessaire.
Pour acheter un billet de train, c’est simple : créez un compte depuis la page Register. Une fois votre compte créé, vous pouvez réserver vos billets depuis cette page web. Bon à savoir : la nouvelle version anglaise du site n’étant pas encore très au point, je vous invite à utiliser l’ancienne version anglophone du site pour réserver vos billets. Acheter un billet depuis le site de la RZD n’est pas compliqué du moment que vous parlez l’anglais — le site est aussi simple d’utilisation que Voyages-SNCF.
Pour en savoir plus sur la procédure à suivre, je vous invite à lire le tutoriel « Trains en Russie : comment acheter les billets online sans intermédiaires », publié par l’excellent blog Russiable.
Méthode n°2 :Tutu.travel
Le site de la RZD n’accepte pas les cartes bleues de toutes les banques… Si jamais votre carte bleue ne passe pas, je vous invite à acheter vos billets depuis le site Tutu.travel. Ce site vous permettra d’acheter un billet de train à un prix fort raisonnable (surcoût de 10-15% seulement par rapport à la RZD)
Un grand nombre de voyageurs réservent leurs billets de train depuis Real Russia, un site Internet très populaire sur Internet. Attention toutefois : les billets coûtent en moyenne 70-80% plus cher que depuis le site de la RZD. À titre personnel, j’ai réservé la totalité de mes billets depuis Rzd.ru, principalement en seconde classe même si j’ai effectué quelques trajets en troisième. Les huit billets de train m’ont coûté 408€ en tout.
Infos utiles à connaître
• Transsibérien trajet : Le Transsibérien n’est pas le nom donné à une seule ligne de chemin de fer, mais à plusieurs voies ferrées. Il existe plusieurs chemins possibles. À Krasnoïarsk, vous pouvez emprunter la magistrale Baïkal Amour (qui contourne le Baïkal par le nord) ou continuer votre chemin vers Irkoutsk pour contourner le Baïkal par le Sud. À Oulan-Oude, vous pouvez continuer à l’est vers Vladivostok ou prendre le train vers le sud où vous continuerez votre voyage par la Mongolie et la Chine (Transsibérien Moscou-Pékin). Vous pouvez également vous rendre à Pékin sans passer par la Mongolie grâce au Transmandchourien.
• Transsibérien tarif : Le prix dépend de la classe. En moyenne, la seconde classe est 40% moins chère que la première, la troisième classe est 40% moins chère que la seconde. Le prix dépend également de la saison (c’est un peu plus cher en été), du numéro du train (certains trains sont plus confortables que d’autres), de la place de votre couchette (la couchette du bas coûte plus cher que celle du haut) et du nombre d’arrêts (plus vous faites d’arrêts, plus vos billets de train vous coûteront cher).
Par exemple si vous comptez effectuer le trajet Ekaterinbourg — Krasnoïarsk (2386 km) le 23 septembre, le trajet vous coûtera, si vous achetez votre billet depuis le site de la RZD :
• Troisième classe : entre 1982 et 4834 roubles (entre 28 à 69€)
• Deuxième classe : entre 4185 et 7495 roubles (entre 60 et 108€)
• Première classe : entre 15 003 et 17 691 roubles (entre 216 et 254€)
• Billets disponibles 45 jours avant le départ. Sur les tronçons avec beaucoup de trains (jusqu’à Oulan-Oude) vous pouvez trouver des billets même en dernière minute. Mais sur le tronçon Oulan-Oude Vladivostok, il y a beaucoup moins de train et les trains se remplissent très vite. Anticipez l’achat de vos billets pour être sûr d’avoir votre place (surtout si vous voyagez en haute saison).
• Horaires de Moscou : La Russie traverse pas moins de 11 fuseaux horaires… et le Transsibérien sur 8 fuseaux horaires ! Pour s’y retrouver, tous les horaires sont indiqués à l’heure de Moscou. À Irkoutsk par exemple, il y a 5 heures de décalage horaire avec Moscou. Si vous souhaitez prendre un train à 20h, il faudra acheter un billet dont l’horaire indique 15h…
• Distributeur d’eau chaude : les trains disposent de distributeurs d’eau bouillante (gratuit). Pensez à emporter des soupes instantanées, de la purée déshydratée, du café instantané, des sachets de thé ainsi qu’un récipient (bol). Si vous ne disposez pas d’un récipient, les agents de la RZD peuvent vous prêter un verre le temps de votre trajet pour que vous puissiez boire thé ou café.
• Escales : en théorie, il est possible de faire un arrêt dans une ville et de remonter dans le train suivant avec un même billet de train. Mais en pratique c’est quasiment impossible si vous ne parlez pas russe. Si vous voulez par exemple visiter les villes de Moscou, Vladimir et Kazan, vous devrez donc acheter deux billets de train : Moscou-Vladimir & Vladimir-Kazan.
• Environ 170 heures de trajet sont nécessaires pour se rendre de Moscou à Vladivostok. Pour minimiser la « pénibilité » du trajet et limiter votre budget hôtels, privilégiez les voyages de nuit. Chaque nuit passée à bord du train vous fera économiser une nuit d’hôtel et gagner 7 à 8 heures sur votre trajet.
• Confort : le confort varie en fonction du numéro du train. Certains trains disposent de prise électrique en cabine, d’autres ne disposent que de prises dans les couloirs. La plupart des trains disposent d’une voiture-restaurant, mais d’autres non (en savoir plus). Essayez — si vous le pouvez — de réserver vos billets à bord des trains les plus confortables même si, dans la pratique, ce n’est pas toujours facile de choisir votre train si vous avez des contraintes horaires.
• Deuxième classe : Les cabines de deuxième classe sont équipées de quatre lits (deux * deux lits superposés) et disposent d’un vaste espace pour ranger vos bagages. La cabine est fermée.
• Troisième classe : La troisième classe est composée de six lits : deux rangées de deux lits superposés, et deux lits parallèles au couloir. La cabine étant ouverte, la troisième classe est bruyante — surtout si vous réservez une couchette parallèle au couloir. Les lits sont un peu moins longs qu’en deuxième classe, mais suffisamment grands pour dormir confortablement. Les cabines disposent d’une malle (situées sous la couchette du bas) où vous pourrez ranger vos affaires.
Truc malin : si vous voyagez en couple, réservez idéalement une couchette en bas et une couchette en haut pour cumuler les avantages du lit du haut et ceux du lit du bas.
| Lit du haut | Lit du bas | |
| Avantages | Économique : [2e 3e] Moins cher que le lit du bas Intimité : [2e 3e] Personne ne viendra s’asseoir sur votre couchette | Confortable : [2e et 3e] La hauteur de la couchette est suffisante pour s’asseoir confortablement en journée Table [3e] : En repliant la couchette du bas, vous disposez en journée de deux sièges et d’une table. Sûr : [2e et 3e] Dispose d’un coffre à bagage inaccessible quand vous dormez (il faut soulever la banquette pour accéder aux bagages) |
| Inconvénients | Confort : [3e] pas assez haut pour s’asseoir confortablement en journée. Longueur du lit un peu juste. Les lits le long du couloir sont bruyants. Sécurité : [3e] Pas d’espace fermé pour vos bagages | Intimité : [2e et 3e] La personne qui a réservé le lit du haut viendra s’asseoir sur votre couchette en journée. Confort [3e] : Longueur du lit un peu juste. Les lits le long du couloir sont bruyants. |
[2e] signifie 2ème classe, [3e] signifie 3ème classe
Quelles affaires prendre à bord du train? Emportez avec vous une multiprise — idéalement doté d’une rallonge de 5 à 10 mètres pour pouvoir amener l’électricité du couloir jusqu’à votre cabine. Emportez des tongs (pour les toilettes) et des habits confortables et légers (short, T-shirt) pour être à l’aise à bord du train. Vous pouvez également emporter des cartes postales (pour montrer votre pays où faire des petits cadeaux aux gens sympas), des cartes à jouer ainsi qu’une batterie externe, pour prolonger la durée de vie de vos appareils électriques. Enfin, n’oubliez pas d’emporter de quoi grignoter à bord du train ainsi qu’un antimoustique, surtout si vous voyagez en été.
Comment s’occuper à bord du train :
Le Transsibérien avançant relativement lentement (60 km/h en moyenne), il faut compter environ 170 heures de train pour vous rendre de Moscou à Vladivostok. L’équivalent d’une semaine complète ! Vous avez peur de vous ennuyer ? En coupant le trajet en plusieurs étapes, cela le rend plus supportable. Et puis, il y a plein de choses à faire à bord d’un train. Voici quelques idées (liste non-exhaustive) pour occuper les longues heures que vous passerez à bord du train :
• Dormir ou vous reposer
• Vous dégourdir les jambes lors des longs arrêts
• Planifier la prochaine étape en lisant votre guide de voyage
• Trier les photos sur votre ordinateur ou sur votre tablette
• Regarder un film sur votre téléphone ou votre tablette
• Regarder les paysages
• Méditer / philosopher
• Écrire (vos cartes postales, vos réflexions personnelles…)
• Manger une soupe ou de la purée instantanée
• Boire du thé ou du café
• Jouer à des jeux de société : cartes, Monopoly, jeu d’échecs, mots croisés…
• Apprendre le Russe
• Discuter : certes, peu de Russes parlent anglais, mais vous tomberez tôt ou tard sur un russe anglophone ou sur un touriste qui vous demandera pourquoi vous venez en Russie, où vous allez… De quoi discuter pendant un bon moment et vous faire de nouveaux amis
Au final, même si vous effectuez un long trajet, vous ne verrez pas le temps passer !
V. Quelles villes visiter ?
Au regard de la distance à parcourir (9 062 km séparent Moscou et Vladivostok), de la vitesse du train (60 km/h en moyenne) et de la durée des visas touristiques (1 mois), il est impossible de visiter l’ensemble des endroits intéressants sur le parcours. Le choix des étapes se fera avant tout en fonction de vos goûts (si vous aimez plutôt la nature, l’architecture, l’histoire russe…) et du temps dont vous disposez.
À titre personnel, j’avais prévu de faire 9 arrêts entre Moscou et Vladivostok, mais je me suis rendu compte que ce rythme serait intenable à cause du manque de temps. Au final, j’ai dû sacrifier deux arrêts pour faire en sorte que chaque arrêt dure au moins deux jours — afin de pouvoir déposer nos bagages à l’hôtel lors de l’escale (porter 15 kg au dos, ce n’est pas drôle) et d’avoir suffisamment de temps pour profiter de la ville.
Voici les villes que j’ai visitées : Saint-Pétersbourg, Moscou, Vladimir & Souzdal, Kazan, Ekaterinbourg, Krasnoïarsk, Irkoutsk et sa région (Irkoutsk – Île d’Olkhon – Arshan), Oulan-Oude, Vladivostok.
Les étapes
Voici les étapes que j’ai visitées au cours de mon voyage en Russie. La distance entre parenthèses indique la distance entre chaque ville et Moscou.
1. Saint-Pétersbourg
Bien que la ligne principale du Transsibérien s’étende de Moscou à Vladivostok, passer un mois en Russie sans visiter Saint-Pétersbourg me semblait inconcevable.
Fondée en 1703 par Pierre le Grand pour protéger la Russie des Suédois, Saint-Pétersbourg est l’une des plus belles villes du monde. La ville regorge de palais plus resplendissants les uns que les autres. Ne manquez sous aucun prétexte la cathédrale Saint-Isaac (la coupole est à tomber par terre), la cathédrale Saint-Sauveur sur le Sang Versé (ainsi que cathédrale Notre-Dame de Kazan située juste à côté) et le musée de l’Hermitage, situé dans un magnifique palais vert.
Si vous aimez les châteaux, rendez-vous au palais de Peterhof. Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville, celui-ci abrite d’impressionnantes statues et son jardin regorge de fontaines.
Bon plan : Le métro de Saint-Pétersbourg abrite d’impressionnantes stations richement décorées (lustres, mosaïques…). Voyagez autant que possible en métro d’autant plus qu’il est relativement bon marché (45 roubles le trajet, environ 0,70€).
2. Moscou
Moscou marque le début de la ligne du Transsibérien. Moins jolie que Saint-Pétersbourg, cette tentaculaire mégapole peuplée de 18 millions d’âmes n’en demeure pas moins très intéressante. Parmi les grands classiques à ne pas manquer figurent la place Rouge, la Cathédrale de Basile le Bienheureux (plus jolie à l’extérieur qu’à l’intérieur) et le Kremlin, qui regorge d’églises orthodoxes. À proximité de la Place Rouge se trouve le prestigieux Goum, un centre commercial au sein duquel se trouve le Beluga, un bar où vous pourrez déguster du caviar (comptez une trentaine d’euros de caviar pour deux, cocktail compris).
Lors de mon séjour, j’ai adoré le musée de l’astronautique, où se trouve notamment une réplique du premier satellite artificiel. À côté se trouve un joli petit parc (ВДНХ) ainsi que le centre panrusse des expositions.
Si vous disposez d’un peu plus de temps, je vous invite à faire un tour au parc Gorky et au parc Muzeon — où se trouvent de nombreuses statues. L’université d’état de Moscou, réputée pour abriter le plus haut bâtiment universitaire du monde (240 mètres de haut) vaut elle aussi le détour.
3. Vladimir & Souzdal (+191 km)
Située à 200 km de Moscou, Vladimir est un centre artistique et culturel qui abrite de nombreux bâtiments religieux datant du 12-13ème siècle.
À 35 kilomètres au nord de Vladimir se trouve Souzdal, une petite ville de 12 000 habitants inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Je vous recommande d’y passer la journée. Vous pourrez admirer de nombreuses églises orthodoxes, un kremlin et vous promener à bord du carrosse de Cendrillon. Ne manquez pas de goûter le Medovoukha (sorte d’hydromel), la spécialité culinaire locale.
4. Kazan (+816 km)
Peuplée de plus d’un million d’habitants, la capitale du Tatarstan est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Kremlin abrite la mosquée Qolsharif. Achevée en 2005, c’est la deuxième plus grande mosquée d’Europe.
À dix kilomètres du centre-ville se trouve le temple de toutes les religions, qui doit à terme accueillir des lieux de prières pour toutes les religions du monde. Bien qu’une partie du complexe ait été ravagée par un incendie, la majeure partie du palais demeure intacte.
Si vous avez du temps, sachez que des bateaux vous permettent de rejoindre Bolgar au départ de Kazan. Le monastère de Sviajsk, situé à une heure de route de Kazan vaut lui aussi le détour.
5. Ekaterinbourg (+1767 km)
Située à la frontière de l’Europe et de l’Asie, Ekaterinbourg est connue pour être le lieu d’assassinat de la famille Romanov — vous pouvez visiter un mémorial à l’église de tous les Saints. Si l’architecture de la ville ne vous pas laissera pas sans voix, la ville abrite quelques étranges sites tels que le monument QWERTY ainsi qu’un cimetière de mafieux (où furent enterrés les mafieux qui terrorisaient la ville au cours des années 1990). Si toutes ces visites vous ont affamées, je vous recommande de manger au restaurant « Horseshoe tavern ». Ils servent des plats traditionnels russes et les cocktails sont succulents.
Si vous avez une ou plusieurs journées devant vous, vous pourrez faire des excursions au cœur des monts Oural.
6. Krasnoïarsk (+4153 km)
Située à une quarantaine d’heures de train d’Ekaterinbourg, Krasnoïarsk est située à une dizaine de kilomètres à peine de Stolby, un parc naturel coiffé d’impressionnants promontoires rocheux et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
À 40 kilomètres à l’ouest de la ville se trouve le barrage de Divnogorsk — le deuxième plus gros barrage de Russie qui retient en amont un lac réservoir de 388 km de long ! En chemin, vous pourrez admirer de magnifiques panoramas sur la vallée du Ienisseï.
Krasnoïarsk accueillera en 2019 l’Universiade d’hiver.
7. Irkoutsk (+5 207 km)
Si vous ne deviez faire qu’un seul arrêt lors du Transsibérien, ce serait à Irkoutsk. À titre personnel, j’ai fait un arrêt d’une semaine à Irkoutsk — pour visiter la ville et les environs. Irkoutsk abrite un magnifique centre-ville truffé de maisons en bois.
Mais surtout, la ville est située à une heure du lac Baïkal, un lac hors-norme. En effet
• Vieux de 25 millions d’années, c’est le plus vieux lac du monde.
• Long de 636 km, le Baïkal est aussi le lac le plus profond du monde (1642 mètres de profondeur)
• Il abrite 3000 espèces animales endémiques, dont l’unique phoque d’eau douce du monde.
• Il abrite un cinquième de l’eau douce sur Terre (plus que cinq grands lacs d’Amérique du Nord réunis)
• Le lac est si pur qu’il est naturellement potable. On peut le boire sans filtration.
La légende dit que si vous vous baignez dans le lac, vous gagnerez 10 ans d’espérance de vie.
Pour profiter du lac, vous pouvez emprunter la ligne du « Circumbaikal », qui s’étend de Slioudanka jusqu’à Port-Baikal. Ou vous rendre sur l’île d’Olkhone.
8. Olkhone
Mesurant 71 km de long, Olkhone est la plus grande île du lac Baïkal. Lors de mon séjour, j’ai fait une excursion d’une journée en minibus à Cap-Khoboi, un promontoire rocheux d’où l’on peut admirer un magnifique panorama sur le lac en contrebas. Comptez 1000 roubles (14€) par personne.
Louer un vélo est également un bon moyen d’explorer l’île. Attention toutefois : les pistes sablonneuses (aucune route n’est bitumée) sont parfois difficilement praticables.
Comment se rendre à Olkhone ? Des minibus permettent de rejoindre l’île d’Olkhone depuis Irkoutsk où se trouve la gare du Transsibérien. Le trajet (300 km) dure environ 7 heures.
Où dormir ? La « ville » principale s’appelle Khuzir. C’est là où se trouve la majorité des hôtels. Lors de mon séjour, j’ai séjourné à la guesthouse d’Olga, qui propose des chambres pour 1300 roubles (19€) la nuit par personne, petit-déjeuner et dîner compris.
9. Arshan
Après trois jours passés à Olkhone, je me suis ensuite rendu en marchroutka à Arshan pour visiter les montagnes environnantes. Perdue aux confins de la vallée de la Tounka, à moins d’une heure de route de la Mongolie, Arshan est une ville bouriate réputée pour ses eaux thermales et ses monastères bouddhistes.
La ville abrite également une jolie cascade nichée au cœur d’une étroite vallée, ainsi qu’une rivière de pierres — formée à la suite d’un glissement de terrain.
Après une semaine passée à Irkoutsk, Olkhone et Arshan, je suis remonté à bord du train en direction d’Oulan-Oude. À titre personnel, je vous recommande de réserver un billet du côté gauche du wagon — pour profiter au mieux du lac Baïkal qui se trouve sur votre gauche.
10. Oulan-Oude (+5 649 km)
Peuplée de 400 000 âmes, Oulan-Oude est la capitale de la Bouriatie. Lors de votre passage, ne manquez pas d’admirer le « Datsan Rinpoche Bagsha ». Ce monastère bouddhiste abrite l’un des plus grands bouddhas de Russie.
Oulan-Oude abrite également la plus grande tête de Lénine du monde : elle mesure 7 mètres de haut et pèse pas moins de 42 tonnes !
Enfin, si vous disposez d’une journée devant vous, rendez-vous à la Datsan d’Ivolguinsk. Situé à 40 km d’Oulan-Oude, ce monastère bouddhiste est l’un des plus grands de Russie. Il a été visité par le Dalaï-Lama à plusieurs reprises.
Bon à savoir : Oulan-Oude est le point de bifurcation du Transsibérien. Une branche du chemin de fer continue vers Vladivostok, l’autre va vers le sud en direction d’Oulan-Bator et de Pékin.
11. Vladivostok (+9062 km)
Jusqu’en 1990, Vladivostok était une ville fermée interdite d’accès aux étrangers. Aujourd’hui, Vladivostok est une ville ultramoderne tournée vers l’Asie. Construite à flanc de colline, la « San Francisco » russe abrite deux immenses ponts suspendus qui vous permettront de rejoindre l’île Rousski, où se trouve l’un des plus grands aquariums du monde (primorsky aquarium).
Conseil gourmand : Je vous recommande de dîner au Zuma. Ce restaurant est certes onéreux, mais les plats servis sont aussi délicieux que le cadre est joli.
VI. Comment se déplacer lors d’une escale ?
Voici quelques astuces pour vous déplacer en Russie :
Métro : bon marché (55 roubles par trajet, soit 0,80€), le métro de Moscou dispose de 12 lignes qui desservent la plupart des attractions touristiques. Bon à savoir : le métro de Moscou est l’un des plus profonds du monde (certaines stations sont à plus de 100 mètres de profondeur) et il est réputé pour ses magnifiques stations, décorées de mosaïques, de lustres en cristal ou encore de statues. Saint-Pétersbourg dispose également d’un réseau de métro conséquent (5 lignes) et lui aussi richement décoré.
Tramway : ils sont très présents dans les grandes villes Russes. Aidez-vous de Google Maps pour savoir quelle ligne prendre, où monter et à quel arrêt descendre.
Uber et Gett : ce sont deux des principales applications de VTC en Russie. Passer par Uber ou Gett plutôt que par un taxi traditionnel offre deux avantages. Cela vous permet de vous affranchir de la barrière de la langue (vu que vous n’avez pas à expliquer au chauffeur où vous comptez aller). Par ailleurs, cela vous permet d’éviter les arnaques, dans la mesure où le prix de la course est fixé d’avance… et où le chauffeur sait que vous pouvez lui laisser une note.
Bonne nouvelle : la Russie étant le premier producteur mondial de pétrole, l’essence ne coûte pas cher (0,50€/litre en moyenne). Conséquence : les VTC sont extrêmement bon marché… Voici le prix de quelques courses que j’ai effectuées lors de mon voyage en Russie (en été 2017) :
• Petite course (4 km à Krasnoïarsk avec Uber) : 94 roubles (1,50€)
• Moyenne-course (10 km à Kazan avec Uber) : 153 roubles (2€)
• Longue-Course (35 km, de Vladimir à Souzdal, Gett) : 600 roubles (8,5€)
• Aéroport (Centre-ville de Moscou à l’aéroport, 35 km, Uber) : 1 350 roubles (20€)
• Très longue course (Promenade de 2 heures, 110 km, Gett) : 2 500 roubles (31€)
Marchroutka : ces minibus collectifs vous permettent de voyager rapidement d’un bout de la ville à l’autre — ou d’une ville à une autre — à un prix imbattable. À titre personnel, j’ai voyagé d’Irkoutsk à Arshan en marchroutka. Le trajet de 216 kilomètres m’a coûté 400 roubles (+100 pour ma valise) soit 8€ seulement. Le seul défaut des marchroutkas : certains chauffeurs ont une conduite très rapide et très sportive…
Les applications à installer
Pour vous faciliter vos déplacements, je vous invite à installer les applications suivantes sur votre téléphone :
Google Maps : l’outil indispensable pour retrouver le chemin de votre hôtel. Attention : l’application ne fonctionne pas toujours très bien hors connexion.
2GIS : le « Google Maps russe » vous permet de télécharger le plan de nombreuses villes Russes. Les cartes sont accessibles même hors connexion. Pratique. Même si vous n’avez pas de carte SIM russe, il vous suffit de télécharger les cartes depuis le WiFi de votre hôtel pour pouvoir utiliser l’application.
VII. Comment communiquer ?
Très peu de Russes parlent anglais, même à Moscou ! Pour communiquer :
• Vous pouvez apprendre quelques mots en russe (bonjour, au revoir, je voudrais…) grâce aux applications Duo Lingo ou Mosa Lingua.
• Le livre G’Palemo (édité par Le Routard) est un imagier composé de plusieurs centaines de dessins d’objets et de lieux fréquentés par les touristes. Vous souhaitez rejoindre la gare et vous ne savez pas comment dire « gare » en Russe ? Montez l’image correspondant à la gare à un passant pour qu’il vous indique le chemin ! G’Palemo ne vous permettra certes pas de tenir une conversation avec un russe, mais ce livre s’avère très pratique pour arriver à vous faire comprendre.
• Avec Google Translate, vous parviendrez à vous faire comprendre de votre interlocuteur même si les quiproquos restent toujours possibles.
Note : Pour pouvoir utiliser Google Traduction sans vous ruiner, le mieux est d’acheter une carte SIM auprès d’un opérateur local. À titre personnel, j’ai acheté une carte SIM auprès de Megafon. La carte SIM m’a coûté 600 roubles (environ 8€) et le forfait inclus dans le prix était suffisant pour couvrir mon utilisation d’Internet pendant deux semaines. Pensez à vérifier avant de partir si votre téléphone est bien désimlocké.
Attention : En règle générale, il n’y a aucun réseau téléphonique en Sibérie sauf à l’approche des villes. Vous ne pourrez donc ni téléphoner ni utiliser Google Translate sauf à l’approche d’une gare. Pour communiquer en Russe, profitez des longs trajets en train pour apprendre le Russe ou téléchargez un dictionnaire pouvant fonctionner hors connexion.
VIII. Comment lire le Russe ?
Savoir lire est indispensable : pour repérer la destination de votre train, savoir à quelle station de métro descendre… Bonne nouvelle : l’alphabet cyrillique n’est pas si dur à apprendre : à titre personnel, je l’ai appris en 3 jours à peine.
L’alphabet cyrillique est composé que de 33 caractères, dont certains descendent du latin, d’autre du grec, d’autres sont typiquement Russes. Pour apprendre le Russe rapidement, je vous conseille la méthode suivante :
• Regardez la vidéo ci-dessous. À chaque nouvelle lettre, mettez sur pause, faites l’ exercice demandé. Comptez une heure pour regarder la vidéo et faire les exercices. Regardez à nouveau la vidéo le lendemain et 3 jours plus tard. À ce stade, vous devriez connaître l’alphabet cyrillique (en tout cas la majeure partie des lettres).
https://www.youtube.com/watch?v=qB1kK0KWG4g.%20
• Une fois en Russie, amusez-vous à lire tout ce que vous voyez (le nom des magasins, les panneaux routiers…) comme si vous étiez un enfant de 4 ans en train d’apprendre à lire. Parfois le mot vous dira rien, parfois le mot vous sera étonnamment familier. Ainsi, « Restaurant » s’écrit en russe « PECTOPAH » et se prononce… « Restaurâne ». D’autres mots sont moins évidents (un hôtel se dit Гостиница, c.a.d « Gostinitsa »), mais leur sens peut-être deviné si vous parlez une langue étrangère. En anglais, un hôtel accueille des « guest », des « gost », donc hôtel se dit « gostinitsa ».
IX. Quels souvenirs ramener de Russie ?
Voici quelques idées de souvenirs que vous pouvez ramener de votre voyage en Russie (la liste est non-exhaustive) :
Nourriture
• Vodka : l’alcool traditionnel de Russie. Dans les supermarchés, les bouteilles de vodka coûtent en général 300-400 roubles (environ 4€).
• Thé : cette boisson est très populaire en Russie. On trouve de nombreux thés aromatisés. À titre personnel, je vous recommande la marque « Green Field », l’une des marques de thés les plus populaires en Russie
• Medovoukha : c’est une sorte d’hydromel façon Russe. Aussi faiblement alcoolisé que la bière, ce breuvage est la spécialité de Souzdal, une pittoresque ville située à 250 km au nord-est de Moscou.
• Caviar : La spécialité russe par excellente. Si le caviar noir coûte très cher (plusieurs dizaines d’euros pour les plus petites boîtes), le caviar rouge en revanche est abordable.
Artisanat
• Œuf dit de Fabergé : Les œufs de Fabergé étaient à l’origine fabriqués par le joailler Pierre Karl Fabergé en l’honneur du tsar Alexandre III. Si les originaux peuvent coûter plusieurs millions d’euros, on peut acheter des œufs s’inspirant du style Fabergé pour quelques euros dans les marchés touristiques de Moscou et de Saint-Pétersbourg.
• Matriochka : Aussi connues sous le nom de « poupées russes », les matriochkas sont des poupées en bois (généralement à l’effigie d’une femme russe) emboîtées les unes dans les autres. Les matriochkas traditionnelles peuvent compter jusqu’à 75 poupées emboîtées les unes dans les autres ! Dans les marchés touristiques, les matriochkas comportent généralement 5 poupées emboîtées et sont vendues environ 300 roubles (4€).
Autres souvenirs : les cartes postales, les aimants pour réfrigérateurs ou les bonbons et chocolats sont autant de souvenirs bon marché que vous pourrez facilement transporter dans votre valise lors de votre retour de votre voyage en Russie.
X. Infos pratiques
Argent
La monnaie utilisée en Russie est le rouble. Un euro vaut environ 70 roubles. En moyenne, le coût de la vie est 2 à 3 fois moins cher en Russie qu’en France. Le coût de la vie en Sibérie est 30% plus bas qu’à Moscou ou à Saint-Pétersbourg. Voici quelques exemples de prix que j’ai constaté au cours de mon séjour :
• Prix d’un ticket de métro à Moscou : 55 roubles (0,8€)
• Visite dans un musée : 300-500 roubles (4 à 7€)
• Hôtel premier prix : 2000 roubles (30€)
• Hôtel milieu de gamme en Sibérie : 3000-4000 roubles (40-60€)
• Petit déjeuner : 250 roubles / personne (3€)
• Restaurant économique : 300 à 500 roubles / personne (4 à 7€)
• Pinte de bière : 150 roubles (2€)
• Excursion privée : 3000 à 6000 roubles la journée pour 2 (40 à 80€)
• Billet de train Ekaterinbourg — Krasnoïarsk 2ème classe (2 400 km, Upper Bed) : 5345 roubles (77€)
• Billet de train Krasnoïarsk — Irkoutsk 3ème classe (Upper Bed, 1063 km) : 1351 roubles (20€)
Bon à savoir : Le taux de chance euro/rouble n’est pas avantageux en France. Pour limiter les frais de change, le mieux est de retirer des euros en France (en cash) que vous changerez en roubles une fois arrivé en Russie. Comparez les bureaux de change pour trouver le bureau proposant les meilleurs taux. Idéalement, la commission ne dépasse pas 2 roubles par euro changé.
Spécialités culinaires :
Voici quelques-unes des spécialités russes ne pas manquer :
• Kvas : Une boisson fermentée et pétillante très populaire en Russie. Elle s’achète généralement auprès de vendeurs de rue.
• Okrochka : Une soupe froide dans laquelle se trouvent des pommes de terre, des œufs cuits, de l’oignon vert… et du kvas !
• Bortsch : Cette spécialité ukrainienne est également très populaire en Russie. C’est une sorte de potage à base de betterave rouge.
• Kacha : Préparé avec du beurre, la bouillie de sarrasin est délicieuse. Elle peut se manger seule ou en accompagnement.
• Pelmeni : ce sont des sortes de ravioles fourrés à la viande cuits à l’eau bouillante. Cela vous rappellera peut-être les jiaozis chinois ou les pierogis polonais. À proximité de la Mongolie, on les appelle buuz.
Sécurité routière: Chaque année, 35 000 personnes meurent d’accidents de la route en Russie. Les passages piétons sont certes munis d’un écran indiquant le temps restant (en seconde) pour traverser. Mais le temps est souvent très court (20 secondes pour traverser une avenue à 4 voies qui nécessite 18 secondes à traverser) et un certain nombre de conducteurs roule rapidement et de façon agressive. Soyez très prudents : évitez de louer une voiture. Lorsque vous traversez une avenue large, attendez que le piéton passe au vert pour traverser, pour pouvoir traverser en toute sécurité.
Culture : Pour entrer dans une église orthodoxe, les femmes doivent se couvrir les cheveux et les hommes les jambes. Heureusement, la plupart des églises prêtent des serviettes et des châles aux touristes, pour que vous puissiez vous couvrir la tête ou les jambes (si vous vous promenez en short).
Électricité : Les prises électriques russes sont les mêmes qu’en France et ont le même voltage. Ceci étant, les prises électriques peuvent être rares dans le train. Munissez-vous d’une multiprise avec rallonge.
Eau : Sauf à de rares exceptions près, l’eau du robinet n’est pas potable en Russie. Consommez de l’eau en bouteille.
Administratif : Gardez vos billets de train, vos papiers d’enregistrement que vous donnent les hôtels ainsi que votre papier d’immigration (très important) jusqu’à votre retour en France.
Insolite : Avant la construction du Transsibérien, pour aller à Vladivostok à Moscou, il était plus rapide de traverser le Pacifique en bateau, l’Amérique en train, l’Atlantique en bateau et l’Europe en train que de traverser la Sibérie.